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[SharePoint 2019] Partie 4 – Liste des commandes PowerShell

octobre 24, 2018 Laisser un commentaire

Cet article fait partie d’une série consacrée à SharePoint 2019 :

Introduction

Cet article décrit comment lister les cmdlets disponibles avec SharePoint 2019, et décrit les nouvelles cmdlets.

Comment récupérer la liste des commandes

Pour obtenir la liste des cmdlets Sharepoint 2019 disponibles, une commande simple suffit :

  • Pour obtenir une liste simple : Get-Command –PSSnapin “Microsoft.SharePoint.PowerShell” | format-table name > D:\SP2019_CommandesSimples_PowerShell.txt
  • Pour obtenir une liste détaillée : Get-Command –PSSnapin “Microsoft.SharePoint.PowerShell” | select name, definition | format-list > D:\SP2019_CommandesDétaillées_PowerShell.txt
  • Le nombre de commandes : (Get-Command -PSSnapin Microsoft.SharePoint.PowerShell).count

Le tout pour un total de 846 cmdlets.

Nouvelles cmdlets par rapport à SharePoint 2016

Les nouvelles cmdlets SharePoint 2019 (en comparaison de SharePoint 2016) sont les suivantes :

  • Clear-SPContentDatabaseSyncData

Clear-SPContentDatabaseSyncData [-DaysSinceLastProfileSync <int>] [-AssignmentCollection
<SPAssignmentCollection>] [-WhatIf] [-Confirm] [<CommonParameters>]

Usage : Cette cmdlet efface les informations sur la synchronisation de profil utilisateur dans les bases de données de contenu dans la batterie de serveurs qui n’ont pas été synchronisées au cours des n derniers jours.

1.png

  • Get-SPCacheApplicationSetting

Get-SPCacheApplicationSetting [-AssignmentCollection <SPAssignmentCollection>] [<CommonParameters>]

2.PNG

  • Get-SPContentDatabaseOrphanedData

Get-SPContentDatabaseOrphanedData [-Identity] <SPContentDatabasePipeBind> [-AssignmentCollection
<SPAssignmentCollection>] [<CommonParameters>]

Usage : La commande « stsadm.exe -o enumallwebs » a été convertie en cmdlet PowerShell.

Vous pouvez désormais utiliser la nouvelle cmdlet Get-SPContentDatabaseOrphanedData pour rechercher des objets orphelins dans une base de données de contenu. La commande « stsadm.exe -o enumallwebs » est toujours prise en charge pour la compatibilité descendante.

  • Get-SPProjectReportingTimephasedMode

Get-SPProjectReportingTimephasedMode [-Url] <uri> [-AssignmentCollection <SPAssignmentCollection>]
[<CommonParameters>]

  • Invoke-SPProjectRedactUser

Invoke-SPProjectRedactUser -Url <uri> -ClaimsAccount <string> -UpdateDisplayName <string>
-RedactTimesheet <bool> [-AssignmentCollection <SPAssignmentCollection>] [<CommonParameters>]

Invoke-SPProjectRedactUser -Url <uri> -ResourceId <guid> [-AssignmentCollection <SPAssignmentCollection>]
[<CommonParameters>]

Invoke-SPProjectRedactUser -Url <uri> -ResourceId <guid> -UpdateDisplayName <string> -RedactTimesheet
<bool> [-AssignmentCollection <SPAssignmentCollection>] [<CommonParameters>]

Invoke-SPProjectRedactUser -Url <uri> -ClaimsAccount <string> [-AssignmentCollection
<SPAssignmentCollection>] [<CommonParameters>]

  • Set-SPApplicationCredentialKey

Set-SPApplicationCredentialKey [-Password] <securestring> [-AssignmentCollection
<SPAssignmentCollection>] [-WhatIf] [-Confirm] [<CommonParameters>]

Usage : La commande « stsadm.exe -o setapppassword » a été convertie en cmdlet PowerShell. Vous pouvez désormais utiliser la nouvelle cmdlet Set-SPApplicationCredentialKey pour définir la clé d’information d’identification d’application sur le serveur local pour l’authentification SMTP et le sélecteur de personnes SharePoint. La commande « stsadm.exe -o setapppassword » est toujours prise en charge pour la compatibilité descendante.

4

  • Remove-SPApplicationCredentialKey

Remove-SPApplicationCredentialKey [-AssignmentCollection <SPAssignmentCollection>] [-WhatIf] [-Confirm]
[<CommonParameters>]

Usage : La nouvelle cmdlet Remove-SPApplicationCredentialKey vous permet de supprimer la clé d’informations d’identification d’application à partir du serveur local. Le niveau d’impact de cette cmdlet est élevé, car la suppression de la clé d’informations d’identification de l’application sur le serveur local peut dégrader ou bloquer les fonctionnalités si elles sont configurées de sorte à utiliser la clé d’informations d’identification d’application. Par exemple, l’authentification SMTP ou le sélecteur de personnes SharePoint.

  • Set-SPCacheApplicationSetting

Set-SPCacheApplicationSetting [-SPCacheApplicationSettings] <SPCacheApplicationSettings>
[-AssignmentCollection <SPAssignmentCollection>] [<CommonParameters>]

  • Set-SPProjectReportingTimephasedMode

Set-SPProjectReportingTimephasedMode -Url <uri> -TimephasedMode <string> [-AssignmentCollection
<SPAssignmentCollection>] [<CommonParameters>]

  • Update-SPAzureBlobConfigLocatorEx1

Update-SPAzureBlobConfigLocatorEx1 [-AssignmentCollection <SPAssignmentCollection>] [<CommonParameters>]

Update-SPAzureBlobConfigLocatorEx1 -Locator <byte[]> [-AssignmentCollection <SPAssignmentCollection>]
[<CommonParameters>]

  • Update-SPProfileSync

Update-SPProfileSync [[-ExcludeWebApplications] <string>] [[-SynchronizationTiming] <string>]
[[-SweepTiming] <string>] [[-IgnoreIsActive] <bool>] [-AssignmentCollection <SPAssignmentCollection>]
[-WhatIf] [-Confirm] [<CommonParameters>]

Usage : La nouvelle cmdlet Update-SPProfileSync met à jour les paramètres de synchronisation de profil utilisateur pour spécifier la planification de la synchronisation principale, la planification de rangement pour identifier les nouveaux utilisateurs et les applications web qui doivent être exclues de la synchronisation.

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Catégories :SharePoint 2019

[SharePoint 2019] Partie 3 – Architecture / minroles

octobre 24, 2018 Laisser un commentaire

Cet article fait partie d’une série consacrée à SharePoint 2019 :

Note : Certaines images sont dégradées dans l’article, cliquez pour les ouvrir en pleine résolution.

Introduction

Cet article décrit les nouveautés de SharePoint 2019 relatives à l’infrastructure, et fait un point sur les minrole.

Vous trouverez dans cet article officiel la liste des fonctionnalités nouvelles ou améliorées.

Minrole

Aucune annonce n’ayant été faite sur ce point, on peut en déduire que les minroles ont peu ou pas évolué.

On retrouve en effet la liste « classique » des rôles à l’installation d’un serveur :

Côté administration centrale, la fonctionnalité de conversion de rôle existe toujours dans l’interface:

Avec les rôles de serveur croisés durant la phase d’installation :

Le cmdlet PowerShell reste le même que pour SharePoint 2016 :

Et côté fonctionnement, les services associés sont toujours gérés par les minroles :

Authentification SMTP

Vous avez désormais la possibilité de paramétrer une authentification à votre serveur SMTP lors d’envoi de mails.

Pour celà, rendez-vous dans le paramètre « Outgoing E-mail settings » de l’administration centrale, et choisissez (ou non) d’utiliser cette option.

Nouvelle « health rule » pour le People Picker

Une nouvelle règle a été ajoutée au « Health Analyzer » de SharePoint pour le People Picker.

Cette règle se déclenchera lorsque le People Picker n’arrivera plus à récupérer les credentials du People Picker, description du problème ici : One or more servers can’t retrieve People Picker credentials (SharePoint Server 2019).

Nouvelle « health rule » pour  l’authentification SMTP

Même cas de figure pour les mails sortant, une règle a été ajoutée au Health Analyzer, description du problème déclenchant la règle ici : One or more servers can’t retrieve the outgoing email credentials (SharePoint Server 2019).

Le cache distribué utilise désormais un « background garbage collection » par défaut

La nouveauté ici est que le backgroundGC appliqué à l’appfabric est désormais appliqué par défaut : un problème de moins à gérer.

Améliorations des fonctionnalités hybride

Les fonctionnalités hybrides feront l’objet d’un article dédié, mais on constate d’ores-et-déjà que nous sommes « cordialement invités » par l’interface (bandeau vert dans administration centrale) à configurer ces fonctionnalités.

Améliorations de la restauration via la corbeille

Un utilisateur peut désormais restaurer des éléments de la corbeille supprimés par un autre utilisateur, sous réserve d’avoir les droits sur ces éléments.

Dans l’exemple ci-dessous l’utilisateur « Restore User » voit ses documents, ainsi que les miens, et peut les restaurer.

Améliorations de la navigation et de l’App Launcher

Les améliorations de ces parties concernent l’alignement de l’expérience utilisateur de SharePoint 2019 avec celle d’Office 365.

L’hybride prend désormais encore plus de sens, puisque l’utilisateur ne verra que peu ou pas de différences entre les environnements on-prem et Cloud.

Plus d’informations dans d’autres articles de cette série.

Télémétrie

Dans l’administration centrale / « System settings » / « Configure privacy options », vous avez désormais un nouvel encart nommé « SharePoint and OneDrive reporting ».

Dans le cadre de la future télémétrie, l’adresse mail saisie sera utilisée non pas pour vous envoyer des mails, mais sera utilisée en combinaison d’autres éléments de votre ferme pour générer un hash afin d’envoyer les données de télémétrie à Microsoft.

Le lien d’aide concernant les données envoyées à Microsoft pointe sur cet article.

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[SharePoint 2019] Partie 2 – Installation et configuration

octobre 24, 2018 Laisser un commentaire

Cet article fait partie d’une série consacrée à SharePoint 2019 :

Note : Certaines images sont dégradées dans l’article, cliquez pour les ouvrir en pleine résolution.

Introduction

Vous avez déjà installé une version quelconque de SharePoint ? Félicitations ! Vous êtes prêts pour installer SharePoint 2019.

En effet, rien de bien nouveau dans cette phase d’installation par rapport aux versions précédentes de SharePoint, les phases/écrans d’installation des prérequis et d’installation/configuration de SharePoint sont identiques à ceux des versions précédentes de SharePoint.

On retrouve donc les étapes suivantes :

  • Installation des prérequis
  • Installation de SharePoint
  • Configuration de SharePoint

Cet article se base sur l’installation et la configuration d’un serveur exécutant tous les rôles, et installé manuellement.

Pour un déploiement « réel », on préférera l’utilisation d’un outil automatisé comme AutoSPInstaller (voir AutoSPInstaller Online et AutoSPInstaller).

Prérequis

Au niveau des prérequis, référons-nous à l’article officiel à ce sujet pour découvrir que l’on peut partir :

  • Sur des prérequis hardware similaires à ceux de SharePoint 2016,
  • Du Windows 2016 ou 2019 Standard ou Datacenter,
  • Du SQL Server 2016 ou 2017 RTM.

Je pars donc pour cet article sur une machine virtuelle sous Windows 2016 standard, 16 Go de RAM, et un second serveur dédié à SQL Server 2016.

Tout comme pour SharePoint 2016, la notion de serveur SharePoint 2019 « standalone » embarquant SQL Server Express n’existe pas, il vous faudra donc l’installer séparément.

Au niveau des comptes de service, vous pouvez utiliser les best-practices à ce sujet, à savoir configurer des comptes dédiés à des usages bien précis (cet article de Vlad vous aiguillera – vous pouvez bypasser les permissions pour le compte SP_Farm, qui sont mises en place automatiquement par SharePoint pendant l’installation), et non un compte unique qui sert à tout et n’importe quoi …

Installation des prérequis

« Cà s’installe en quelques clics SharePoint » – Cet adage est au moins vrai pour les prérequis.

Une fois l’iso monté sur le serveur, on clique sur « Install software prerequisites » :

Et on déroule :

  • Lancement de l’installation des prérequis

  • Les prérequis s’installent

Quelques minutes plus tard, les prérequis sont installés.

Installation de SharePoint

Une fois les prérequis installés, retour à l’écran d’accueil pour un clic sur « Install SharePoint Server » :

  • Je ne détaille pas tous les écrans, mais on passe par l’écran de saisie de la licence

  • Par celui de l’installation en elle-même

  • A la fin de l’installation – et comme d’habitude – on a la possibilité de lancer l’assistant de configuration, ce qu’on fait ici

Configuration de SharePoint

Pour la beauté du geste, je vais utiliser pour cette configuration un alias, dont le nom sera utilisé par SharePoint pour référencer le serveur SQL.

Si vous découvrez ce concept, cet article vous éclairera.

Les différentes étapes sont les suivantes :

  • Démarrage de la configuration

  • On crée une nouvelle ferme

  • Au niveau du serveur de base de données, je saisis le nom de mon alias

  • Après avoir saisi la passphrase de la ferme, on sélectionne le rôle du serveur (a.k.a minrole) : ici ce sera un rôle « Single-server farm »

  • La configuration se déroule …

  • Et elle se termine avec succès

Configuration additionnelle

  • Une fois l’administration centrale lancée, on nous propose de participer à l’amélioration de SharePoint et OneDrive

  • Pour terminer sur l’utilisation optionnelle du wizard pour configurer l’ensemble des services de votre ferme en 1 clic – Je vais l’utiliser dans le cadre de cet article

  • A la fin du wizard, l’ensemble des applications de service est configurée MAIS avec un compte AD unique pour tous les services, et donc bien éloigné des best practices. A éviter donc pour des environnements un peu sérieux, mais on s’en contentera ici.

Fin de la configuration

Je choisis ici à la fin de l’assistant de configuration de créer une collection de sites « racine », hostée sur http://nomdemonserveur (1).

Et on nous propose déjà de configurer les fonctionnalités hybrides (2) :

La configuration est terminée, pour vérifier le bon fonctionnement on peut lancer :

  • Le site créé par défaut – Bienvenue dans la modern experience sur SharePoint on-premises !

  • L’administration centrale

Vous noterez la barre verte vous incitant à … Configurer l’hybride ….

Tout s’affiche correctement, l’installation de notre ferme SharePoint est donc un succès.

Catégories :SharePoint 2019

[SharePoint 2019] Partie 1 – Présentation

octobre 24, 2018 Laisser un commentaire

Cet article fait partie d’une série consacrée à SharePoint 2019 :

Après une longue période de silence, mon blog retrouve enfin la parole, et ce grâce à la sortie de SharePoint 2019.

Pour la peine, ce tout nouveau SharePoint 2019 aura le droit à sa série d’articles, et nous débutons donc par le début … Sa présentation.

Quoi de neuf ?

Ce qu’on retient de l’article officiel de Microsoft, et comme on a déjà pu l’observer avec la version Preview de SharePoint 2019, c’est que cette nouvelle version de SharePoint a été bâtie sur les bases de SharePoint 2016, et de ce fait, on y retrouve toutes les composantes d’architecture (par exemple les minrole) de son prédecesseur.

Ne vous attendez donc pas à une révolution au niveau de l’architecture et de ses composantes, mais pensez user experience …. Et Cloud.

On notera quand même :

  • La taille des fichiers supportée augmentée (15 Go)
  • Le support des caractères # et % dans les noms de fichiers et de dossiers
  • La longueur des URLs passée de 256 à 400 caractères

UX et O365

User eXperience et Cloud, car SharePoint 2019 fait la part belle à l’expérience utilisateur reprise d’Office 365 et à l’hybridation avec le Cloud.

SharePoint 2016 était déjà inspiré du code d’Office 365, mais c’est encore plus flagrant avec SharePoint 2019, conçu pour que l’utilisateur puisse naviguer de Sharepoint Online à SharePoint 2019 sans noter de changements majeurs dans son utilisation.

A ce titre, les éléments « utilisateur » suivants sont disponibles dans ce nouveau SharePoint :

OneDrive for Business et l’app SharePoint Mobile ont également été améliorées.

Pour de la production ?

Cette version de SharePoint est une version finale, et peut donc être utilisée dans un environnement de production.

Si vous avez déjà installé la version Preview, félicitations, vous avez gagné le droit de tout réinstaller !

D’ailleurs en parlant de ça, vous pouvez jeter un œil sur l’article [SharePoint 2019] Partie 2 – Installation et configuration.

Catégories :SharePoint 2019

SharePoint Saturday Genève : c’est le 3 décembre 2016 !

novembre 11, 2016 Laisser un commentaire

Save the date, le 3 décembre 2016, c’est la première édition du SharePoint Saturday Genève!

SharePoint Saturday ?

Les « SharePoint Saturday » sont des événements se déroulant … Le samedi, et dont le principe est d’offrir aux participants une journée gratuite de conférence, avec repas et collations inclus.

Généralement, les sessions sont groupées par « thème » (développeur, IT Pro, …), et il en sera de même pour ce SPS (SharePoint Saturday).

Tous les SharePoint Saturday sont centralisés au niveau mondial par une organisation communautaire. Vous pouvez consulter la liste des SPS en vous rendant ici : http://www.spsevents.org.

Le programme

Lors de ce SharePoint Saturday Genève 2016 , vous aurez la chance d’assister à la keynote animée par Jeff Teper, Corporate Vice President OneDrive et SharePoint, ainsi qu’à des sessions animées par des speakers français et internationaux de renom.

Le programme en image :

planning

Quand ?

Cette première édition du SPS genève se déroulera le samedi 3 décembre 2016.

Où ?

Ce SPS Genève se déroulera à la Haute Ecole de Gestion de Genève, Rue de la Tambourine 17, 1227 Carouge.

Comment s’inscrire ?

Les inscriptions sont centralisées sur eventbrite.

Où trouver des infos ?

Toutes les informations sur le SPS seront centralisées sur le site officiel de l’événement : http://www.spsevents.org/city/Geneva/geneva2016.

Nous contacter

Pour nous contacter/suivre :

Catégories :SharePoint Saturday

SharePoint 2016 : Les « Durable Links »

mai 3, 2016 1 commentaire

Une des nouveautés orientée utilisateur de SharePoint 2016 est une fonctionnalité nommée « Durable links ».

Comme son nom l’indique, elle permet à un utilisateur d’utiliser des liens « durables » pour les documents.

Aujourd’hui, si vous envoyez un lien vers un document par email, et si le lendemain vous renommez ou déplacez ce document, le lien reçu par mail devient invalide.

Avec cette nouvelle fonctionnalité, vous accédez au document même si celui-ci est renommé, ou déplacé.

Principe

Le principe  des « Durable links », c’est de vous permettre d’obtenir une URL unique pour chaque document, basée sur un ID.

En une image tirée de l’article Bill Baer sur ce sujet :

WOPI

Sur ce schéma, on voit la notion de WOPI (Web Application Open Platform Interface Protocol), symptomatique de l’utilisation d’Office Online Server (l’Office Web Apps vnext).

En effet, la présence d’Office Online Server est un prérequis à l’utilisation de ces « Durable links ».

Vous trouvez d’ailleurs dans cet article les instructions nécessaires à son installation et configuration avec SharePoint 2016.

Fonctionnement

Lors de la consultation d’un document (via Office Online Server, donc), une URL d’accès au document est mise à votre disposition :

OOS1.png

Cette URL est la « docID-based durable URL » dont parle Bill Baer sur son schéma, et est  construite dans mon cas selon le formalisme suivant :

http://URL_WebApp/Nom_Bibliothèque/Nom_Document?d=w%5BID_Document%5D

Lors de l’appel à cette URL , l’ID présent dans l’URL va être utilisé par OOS pour récupérer et afficher le document, processus qui se déroule donc en 2 étapes, Fiddler à l’appui :

  • 1 : Passage par la ferme OOS,
  • 2 : Retour à la ferme SharePoint.

art

Cet ID passé en paramètre n’est ni plus ni moins que l’ID du document (Champ « ID » de la table « AllDocs ») :

OOS2

Ou plus proprement l’ID récupérable via PowerShell (propriété « UniqueId » :

OOS3

 

Pour la suite de cet article, je vais utiliser un document pptx, qui est hébergé dans une bibliothèque nommée « Demo LD » de ma collection de site :

OOS4

En passant par PowerShell, il est possible de récupérer une nouvelle propriété (LinkingUrl) de l’objet SPFile associé, qui représente la « docID-based durable URL » du document.

2016-05-03_10h36_33.png

Lors de mes présentations et de la démo associé à ce sujet, je modifie généralement l’URL pour montrer que le document s’affiche  même avec un nom qui ne correspond plus, car c’est l’ID qui fait foi.

Par exemple ici, je remplace l’URL récupérée sur l’image précédente par : http://sp2016interne.spasipe.local/FAKE DOCLIB/FAKE DOC.pptx?d=w865f0db61bd64d70810cb72d36139edd

Résultat : je suis redirigé sur « http://sp2016interne.spasipe.local/_layouts/15/WopiFrame.aspx?sourcedoc={865F0DB6-1BD6-4D70-810C-B72D36139EDD}&file=Dubai%20-%20PowerBi%20V3.pptx&action=default », et le document s’affiche correctement :

OOS5

Et donc même si le document est déplacé ou renommé, l’URL « originale » permet toujours d’afficher le document.

CQFD !

Liens durables vs « ID unique de document »

Sur ce lien du site adopteunsharepoint.com, vous trouverez une très bonne explication sur la différence entre ces 2 fonctionnalités.

Références

 

Office Online Server : Installation et configuration avec SharePoint 2016

avril 29, 2016 3 commentaires

Office Online Server, c’est l’ « Office Web Apps Server » version 2016 (dans cet article en version Preview).

Celui-ci reprend globalement les mêmes concepts que son prédécesseur, que ce soit en terme d’architecture ou de procédure d’installation.

Je dis globalement, car Office Online Server s’enrichit, ayant notamment absorbé Excel Services.

A ce sujet, vous pouvez consulter cet article, pour connaître les fonctionnalités dépréciées d’Excel Services vs les fonctionnalités nécessitant désormais Excel Online dans OOS.

Par ailleurs, OOS permet l’utilisation des Durable Links (article à venir sur ce sujet).

Les concepts

Même si les concepts architecturaux sont identiques à ceux d’Office Web Apps Server, revenons sur quelques concepts :

1. OOS s’installe sur un serveur dédié, ou pour des besoins de haute disponibilité, sur plusieurs serveurs dédiés.

Dans ce dernier cas, on se fera un plaisir de load-balancer l’ensemble avec un boitier F5, ou autre.

OOS aime l’exclusivité – N’installez rien d’autre sur les serveurs (SharePoint, SQL Server, …).

2. Les serveurs composant votre ferme OOS doivent idéalement appartenir au même domaine AD (ou à défaut à des domaines de la même forêt)

3. Vous pouvez vous baser sur les prérequis de SharePoint 2016 pour dimensionner vos serveurs, soit :

OOS1

Pour du test (c’est une version Preview, donc pas d’utilisation en production), personnellement mes machines virtuelles sous Hyper-V fonctionnent basiquement avec 6 Go de RAM.

4. OOS fonctionne en HTTP, ou en HTTPS.

5. Les ports à ouvrir sur le firewall : 80, 443 et 809 (si plusieurs serveurs OOS).

6. Système d’exploitation :  Windows Server 2012 R2, 64 bits

Avec ces informations en tête, nous pouvons poursuivre.

L’infrastructure utilisée pour cet article

Pour cet article, on fera dans le simple (contexte d’un environnement de test, mais avec OOS en HTTPS) :
  • Un contrôleur de domaine « SPAsipe.local » (autorité de certification, tout ça, …),
  • Un serveur SharePoint 2016 « Batterie à serveur unique », avec SQL server installé sur ce serveur,
  • Un certificat SSL (friendlyname : OOSCert),
  • Un serveur OOS unique, mais avec un alias pour l’attaquer via https://oosfarm.spsasipe.local.
2016-04-28_16h51_36
 Si vous souhaitez configurer votre ferme OOS en HTTP, vous avez le choix entre :

Préparation du serveur OOS

OOS ne comportant pas d’installeur pour les prérequis, il va falloir les installer via PowerShell.

1. Lancez PowerShell en tant qu’administrateur.

2. Installez les prérequis en lançant la commande suivante :

Add-WindowsFeature Web-Server,Web-Mgmt-Tools,Web-Mgmt-Console,Web-WebServer,Web-Common-Http,Web-Default-Doc,Web-Static-Content,Web-Performance,Web-Stat-Compression,Web-Dyn-Compression,Web-Security,Web-Filtering,Web-Windows-Auth,Web-App-Dev,Web-Net-Ext45,Web-Asp-Net45,Web-ISAPI-Ext,Web-ISAPI-Filter,Web-Includes,InkandHandwritingServices,NET-Framework-Features,NET-Framework-Core,NET-HTTP-Activation,NET-Non-HTTP-Activ,NET-WCF-HTTP-Activation45,Windows-Identity-Foundation

OOS1

  • Rebootez le serveur.

Génération et installation du certificat

1. Pour créer mon  certificat, je commence par effectuer une « Certificate Request », via IIS > Server Certificates, qui me fournit un fichier que je stocke bien au chaud pour la suite.

2016-04-28_15h20_20

2. Je contacte mon autorité de certification, via http://dc/certsrv, et je clique sur « Request a certificate ».

2016-04-28_13h51_18

3. Je clique sur « advanced certificate request »

2016-04-28_13h52_50

4. Je colle le contenu de ma certificate request dans la première zone, et je sélectionne « Web Server » comme template.

Un clic sur « Submit » pour conclure.

2016-04-28_13h54_56

5. Il ne reste plus qu’à télécharger le certificat généré.

2016-04-28_13h55_21

6. Passons à l’instal0altion : lancez mmc, chargez le snapin « Certificates », (Local computer) , et cliquez sur « Personal ».

Cliquez- droit > All tasks > Import…

2016-04-28_14h03_19

7. Sélectionnez le certificat précedemment téléchargé

2016-04-28_14h03_44

8. Cliquez-droit sur le certificat > Properties, et saisissez le « Friendly name » pour le certificat, dans mon cas « OOSCert ».

2016-04-28_17h22_24

9. On est tout bon, passons à l’installation.

Installation

1. Lancez « Setup.exe ».

2016-04-28_14h33_29

2. Cliquez sur « I accept the terms of this agreement »; cliquez sur  » Continue ».

2016-04-28_14h34_42

3. Modifiez éventuellement le répertoire d’installation et cliquez sur « Install Now« .
2016-04-28_14h35_45
4. L’installation s’achève; cliquez sur « Close ».
2016-04-28_14h47_33

Création de la ferme OOS

Relancez la fenêtre PowerShell en tant qu’administrateur.

1.  Lancez la commande « New-OfficeWebAppsFarm -InternalUrl https://oosfarm.spasipe.local -CertificateName « OOSCert » -EditingEnabled »

Le détail des paramètres :

  • -InternalUrl : l’alias de mon serveur OOS  (ça aurait pu être https://monserveur.spasipe.local),
  • -CertificateName : le nom du certificat utilisé,
  • -EditingEnabled : permet l’édition des documents au sein d’OOS.

2016-04-28_15h59_11

2. Pour vérifier que la ferme s’est correctement créée, lancez dans un navigateur l’URL https://NomDeVotreServeur-ou-Alias/hosting/discovery.

Si le XML s’affiche dans le navigateur : Office Online Server est opérationnel, et donc ici en internal-HTTPS.

2016-04-28_16h07_30.png

Configuration du serveur SharePoint 2016

1. Lancez le Management Shell de SharePoint 2016.

2. Pour créer la relation entre le serveur SharePoint 2016 et le serveur OOS, lancez la commande « New-SPWOPIBinding -ServerName <AliasDeLaFerme_Ou_NomDuServeur_OOS> ».

2016-04-28_16h33_19

La liste des applications et les extensions gérées s’affiche alors (Je n’en affiche ici qu’une petite partie).

2016-04-28_16h33_08

3. Tout comme OWA, OOS utilise un concept de zones (URL interne et URL externe) et peut utiliser les protocoles HTTP et HTTPS.

Pour vérifier la zone actuelle, lancez « Get-SPWOPIZone »

2016-04-28_16h36_56

On voit ici que je suis en « internal-http » (dû à l’utilisation d’un ancien serveur OOS), car par défaut c’est la zone « internal-https » qui est utilisée.

J’utilise alors la commande « Set-SPWOPIzone » pour rétablir la configuration initiale.

En passant, pour déconnecter une ferme OOS d’une ferme SharePoint :

2016-04-28_16h25_14

 

Test du fonctionnement d’OOS

Connectez-vous sur un site, et cliquez sur « … » à droite d’un document Office.

  • Avant la configuration d’OOS :

2016-04-28_16h28_22

  • Après :

2016-04-28_16h37_33

Restreindre l’utilisation d’OOS en spécifiant les domaines

L’Allow List d’OOS vous permet de limiter son utilisation en spécifiant le ou les domaine(s) autorisé(s) à l’utiliser.

3 commandes vous seront utiles :

  • Get-OfficeWebAppsHost : Liste les domaines autorisés; si la liste est vide c’est qu’aucune restriction n’existe,
  • New-OfficeWebAppsHost : Ajoute un domaine à l’Allow List.
  • Remove-OfficeWebAppsHost : Vous devinez ?

Exemple :

2016-04-28_16h59_59

Si vous tentez d’utiliser OOS depuis un domaine non autorisé, il se passe ceci :

2016-04-28_16h58_45

Références

Catégories :SharePoint 2016